Portraits de BEE

Baptiste Carrère

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Chargé d'étude Faune en bureau d'étude

Ancien étudiant du master BEE de l’université Paris-Saclay, je suis actuellement chargé d’étude « Faune » au sein du bureau d’étude Aliséa. Mon métier consiste en la réalisation d’enquêtes naturalistes sur différents taxons faunistiques, dans le cadre de plusieurs projets. 
Au cours de mon master, j’ai réalisé un premier stage de M2 au sein d'Espaces, une association d’insertion par les métiers de l’écologie urbaine et de l’environnement. Cette expérience m’a initié aux méthodes de gestion d’espaces verts et naturels, ainsi qu’à l’inventaire naturaliste. L’encadrement n’ayant pas été assez scientifique pour valider mon master, j’ai effectué un second M2, durant lequel j’ai été stagiaire pour la LPO France. Cela m’a permis de développer des compétences en analyse de données et en ornithologie.
Mon diplôme en poche, je n’ai pas immédiatement trouvé d’emploi et j’ai donc choisi de faire un service civique au sein du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres. Une expérience qui a continué de me former aux méthodes naturalistes et de protection de la biodiversité. A la suite de cela, j’ai entrepris une formation de baguage de l’avifaune.

De part mon parcours, je pense qu'il est important de se démarquer grâce à des expériences de bénévolat ou des services civiques.

Force à vous les étudiants !

Tiphaine Metrard

Médiatrice scientifique en parc zoologique

J’ai trouvé mon emploi peu de temps après mon stage de fin d’étude du M2 BEE parcours CONS, suite à une première approche estivale en parc zoologique entre mon M1 et mon M2.

J’y ai découvert le métier de médiateur scientifique/animateur pédagogique qui consiste à transmettre nos connaissances aux visiteurs du parc et surtout à les sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que les rôles des zoos dans ce contexte.

Mes expériences personnelles et les compétences que j’ai pu acquérir grâce au master, comme les interactions entre les espèces ou encore l’éthologie, me servent tous les jours sur le terrain.

D’ici quelques temps, j’aimerais pouvoir évoluer dans le métier de curateur, où là encore, le master BEE m’a donné toutes les clés pour réussir.

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Brian PADILLA

Chef de projet « Recherche et Expertise sur la séquence ERC et l’objectif ZAN » au MNHN

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J’ai été étudiant du master entre 2013 et 2015. Lors de la première année, j’ai longtemps hésité entre suivre un parcours professionnalisant, ou poursuivre en thèse. Je trouvais la recherche passionnante, mais je craignais qu’elle ne soit pas assez en lien avec ce qui m’avait initialement motivé à poursuivre mes études: mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes pour mieux convaincre de l’importance de les préserver. C’est en commençant à sortir des sentiers universitaires (dans le monde associatif notamment) que j’ai réalisé que les écologues qui se confrontaient au quotidien aux principales causes de l’effondrement de la biodiversité étaient nombreux hors de la sphère académique.

J’ai donc suivi un parcours « pro » en conservation, et réalisé mon stage de fin d’études en DREAL Centre-Val de Loire, pour évaluer la mise en œuvre des mesures compensatoires dans le cadre de dérogations à la protection des espèces. J’ai eu la chance d’avoir un encadrant très ouvert qui, comprenant bien mon intérêt pour la construction des politiques publiques, m’a laissé toute latitude pour approfondir mes travaux dans les murs de la DREAL.

Diplôme en poche, j’ai poursuivi quelques mois mes missions après le stage. Avec déjà une solide expérience dans la compréhension des instruments d’action publique conduisant à la séquence ERC, j’ai rapidement postulé au Muséum National d’Histoire Naturelle qui cherchait un chargé de mission pour accompagner scientifiquement un opérateur de compensation par l’offre dans son projet d’expérimentation. Après 2 ans au Muséum, mes missions ont évolué pour que je sois responsable du projet de recherche et d’expertise sur ces thématiques. Désormais, j’ai la chance d’avoir trouvé l’équilibre que je cherchais pendant mes études : conduire des travaux de recherche et d’expertise sur des sujets très opérationnels, au cœur du débat public sur la préservation la biodiversité.

François Rineau

Professeur à l'université de Hasselt, Belgique

J’ai passé mon Master EBE l’année de sa “création”, en 2005. J’étais depuis mon enfance passionné par les champignons et les insectes et j’ai pu combiner les deux au cours d’un stage de M2 sur les termites champignonnistes à l’IRD de Bondy, dans le laboratoire d’écologie des sols.

J’ai ensuite fait ma thèse à l’INRA de Nancy, dans le laboratoire Interactions-Arbres-Microorganismes. Sans doute la période la plus fun de ma vie! Du terrain, du labo, un sujet en lien avec ma passion, un environnement de recherche stimulant et beaucoup d’interactions entre thésards de tout l’institut, à la fois au travail et en dehors… Malgré cela, la compétition s’annonçait féroce pour trouver un post-doc dans le même domaine en France. Il était donc temps de rechercher un postdoc à l’étranger.

Après avoir envoyé une bonne trentaine de demandes, j’ai été accepté pour trois ans dans le laboratoire d’écologie microbienne à Lund (Suède), ou j’ai beaucoup appris. Mais je ne pensais pas avoir une chance de décrocher un poste fixe en France ou en Suède.

J’ai donc écrit un projet de recherche avec un collègue Belge pour financer un deuxième post-doc, à l’Université de Hasselt, en Belgique, dans l’institut d’études environnementales.

Cela ne m’empêchait pas de chercher un poste fixe en parallèle. Après trois ans, j’ai décroché un poste de Maître de conférences au MNHN. Hélàs, j’ai vite compris que venir à Paris avec ma petite famille serait financièrement très difficile avec un salaire de jeune chercheur. J’ai alors eu la chance d’obtenir un poste de Professeur à l’Université de Hasselt, centré sur l’utilisation d’une infrastructure simulant le changement climatique (écotron). J’ai commencé par 5 ans de période probatoire où je devais remplir un certain nombre d’objectifs en terme de publications, cours, niveaux d’anglais et de néerlandais. Je l’ai décroché en 2020 et suis enfin permanent!

Si j’avais un message à transmettre aux étudiants, ce serait donc le suivant: ne vous laissez pas décourager! Combien de fois ai-je entendu depuis que j’ai 15 ans que je n’avais aucune chance… Et j’ai pourtant atteint mon objectif. Suivez votre passion, elle vous mènera loin!

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Blanche Gomez

Consultante et formatrice biodiversité, Responsable d'antenne locale chez Dahari

Passionnée de Nature depuis toujours, c'est tout naturellement que j'ai poursuivi une formation d'Ingénieur écologue pour faire de ma passion un métier et œuvrer, à mon échelle, à la préservation de la biodiversité. Au sein de bureaux d'études, de gestionnaire d'espaces naturels ou d'une grande entreprise, sur des postes de terrain, transversaux ou de direction, en France métropolitaine, aux États-Unis ou en Nouvelle-Calédonie, cette diversité m'a permis d'appréhender les attentes, les contraintes et les leviers de ces différents acteurs.
C'est ainsi qu'après presque 15 ans d'expériences toutes plus enrichissantes les unes que les autres, j'ai poursuivi cet objectif en accompagnant, conseillant et formant toute structure qui souhaitait mettre en place des actions en faveur de la biodiversité en tant que consultante et formatrice indépendante.

Désormais, je me lance dans une nouvelle grande aventure, celle de l'humanitaire, en prenant la direction d'une antenne locale d'une ONG aux Comores qui œuvre, avec les communautés paysannes, à l'amélioration de leurs pratiques agricoles pour assurer sécurité alimentaire et préservation de l'environnement

Blanche Gomez